
INDICATIONS DE LA RTMS
Le cabinet propose de traiter par rTMS plusieurs types de pathologies, en se basant sur les dernières recommandations scientifiques :
(voir l’article de Lefaucheur, Aleman, Baeken et al., Evidence-based guidelines on the therapeutic use of repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS): An update (2014–2018), Clinical Neurophysiology, https://doi.org/10.1016/j.clinph.2019.11.002)
- les états dépressifs résistant à au moins 2 antidépresseurs bien conduits. En effet, c’est dans le traitement de la dépression unipolaire que l’efficacité de la rTMS a été le plus rapidement reconnue par de nombreuses études scientifiques internationales de grande ampleur (niveau de preuve de rang A = efficacité avérée). Dès 2008, la Food and Drug Administration aux USA a validé son utilisation dans cette indication, en se basant sur l’évaluation des résultats de 6 méta-analyses.
- les douleurs neuropathiques résistantes, pour lesquelles de nombreuses études ont montré que la rTMS pouvait réduire significativement l’intensité des douleurs (niveau de preuve A = efficacité avérée).
- la fibromyalgie avec désormais plusieurs études sérieuses rapportant des effets positifs, d’où un niveau de preuve B = efficacité probable
- le Trouble de Stress Post-Traumatique (PTSD) avec plusieurs études sérieuses rapportant une diminution significative de l’anxiété, d’où un niveau de preuve B = efficacité probable.
Présentation DE LA RTMS
La stimulation magnétique transcrânienne répétée (ou rTMS) est une technique de stimulation focalisée du cerveau non invasive. Initialement, il s’agit d’un outil de recherche majeur du fonctionnement cérébral existant depuis 1985, au moyen d’une bobine électromagnétique placée au niveau d’un point ciblé du cuir chevelu. La stimulation électromagnétique induit un courant électrique de très faible intensité au niveau des neurones, permettant ainsi d’agir sur leur fonctionnement.
Lorsque ces stimulations sont utilisées de façon répétées, elles permettent soit d’inhiber (fréquence de stimulation ≤ 1Hz) soit d’activer (≥ 5 Hz) la zone du cortex cérébral ciblée, et d’obtenir ainsi un effet thérapeutique. Les effets sont donc directement corticaux, mais également sur un ensemble de neurones reliés en réseau et deviennent donc indirectement sous-corticaux.
Les études scientifiques ont permis de montrer l’apparition de modifications de sécrétions de certains neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, glutamate), des effets de neuroprotection, ainsi qu’une normalisation de l’activité de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien habituellement perturbé dans les pathologies liées au stress chronique.
La cible thérapeutique varie en fonction de la pathologie : dans la dépression, le positionnement le plus habituel de la bobine est le cortex préfrontal dorsolatéral gauche ou droit, dans les douleurs neuropathiques c’est souvent le cortex moteur primaire…
Effets indésirables
Un des atouts majeurs de la rTMS est sa très bonne tolérance. Les effets indésirables les plus fréquents sont des sensations de tension des muscles du scalp et faciaux pendant la stimulation (5 à 40% des patients), restant de faible intensité et facilement gérés par la prise de traitements antalgiques classiques. Il peut également y avoir chez certains patients des céphalées après stimulation (25% des patients), mais il existe un effet d’accommodation avec le plus souvent une disparition complète après les premières séances. Très rarement une crise comitiale a pu être induite (risque estimé inférieur à 1/1000), tout comme un virage maniaque ou en état mixte (une dizaine de cas dans la littérature).
Contre-indications
Par principe de précaution en raison d’un nombre d’études encore insuffisant dans certaines populations, le cabinet ne permettra pas aux femmes enceintes, aux enfants et aux patients avec antécédents personnels d’épilepsie d’en bénéficier. La seule contre-indication absolue est la présence de matériel métallique à proximité de la sonde (moins de 30 centimètre de la tête : pace-maker, matériel neurochirurgical…).
Neurostimulateur utilisé
Le neurostimulateur utilisé est le modèle Neuro-MSD de Neurosoft, délivrant des stimulations de 1 à 20 Hz voire 50Hz dans des protocoles de type « thétaburst », avec un pic de champ magnétique allant jusqu’à 4 Tesla, utilisant un système de refroidissement permettant jusqu’à 10000 impulsions par séance.
Déroulement des protocoles de rTMS
– Utilisation des protocoles thérapeutiques utilisant les paramètres de stimulation les plus sûrs et les plus efficaces issus des dernières recommandations de bonne pratique, françaises et internationales
– Possibilité de transports en VSL ou Taxi conventionné
– Le suivi psychiatrique ou somatique continue d’être assuré par le médecin habituel du patient
– 1ère visite : il s’agit d’une consultation de pré-inclusion dans le protocole. Elle permet de confirmer l’indication du traitement pas rTMS, d’informer le patient sur les bénéfices attendus et les effets indésirables potentiels (peu nombreux), puis éventuellement d’effectuer le ciblage de la zone du cortex cérébral à traiter.
– 1ère séance de stimulation : le patient est installé dans un fauteuil confortable de type relax après avoir retiré tout objet métallique (bijoux…). La recherche du seuil moteur (degré d’excitabilité du cortex moteur), permettant de personnaliser l’intensité de la stimulation, est effectuée. Puis débute le traitement à proprement parler : la bobine de stimulation est appliquée sur le crâne du patient en regard de la zone préalablement ciblée lors de la visite de pré-inclusion. La stimulation s’effectue sous la forme d’impulsions électro-magnétiques répétées que le patient entend par des « clics » atténués par le port de bouchons d’oreille, et peut ressentir un tapotement à la surface du crâne. La durée totale d’une séance est variable, entre 3 minutes et 36 minutes selon le protocole choisi.
– Dans la dépression, une séance quotidienne est nécessaire pendant 4 à 6 semaines, 5 jours sur 7. Par la suite, des séances d’entretien espacées sont recommandées.
– Dans les douleurs neuropathiques et la fibromyalgie, une séance par jour pendant 5 jours lors de la phase d’induction, suivie d’une séance par semaine pendant 1 mois pour la consolidation, puis des séances espacées de quelques semaines en fonction de la réponse thérapeutique de chaque individu lors de la phase d’entretien.
– Dans le Trouble de Stress Post-Traumatique (PTSD), dix séances réparties sur un mois sont initialement proposées.
Pour obtenir des renseignements complémentaires, n’hésitez pas à prendre contact par téléphone au 04 94 32 45 65 ou bien à poser une question sur le blog.
Vous pouvez directement prendre un rendez-vous de pré-inclusion dans un protocole de rTMS en passant par la page de prise de rendez-vous.
